Dictionnaire des magistrats des comptes de Bretagne (XIVe-XVIIIe siècle) - Dominique Le Page (dir.)
Conférant à ses membres l’anoblissement graduel, la chambre des comptes de Bretagne constitue un observatoire pour étudier les possibilités d’ascension sociale sous l’Ancien Régime et les groupes qui pouvaient y prétendre, qu’ils soient officiers de justice, financiers, marchands ou négociants, bourgeois des villes ou simples rentiers de la terre.
Au-delà du portrait des différents
magistrats, ce dictionnaire complète et précise le tableau des élites
dans la France de l’Ouest du XIVe au XVIIIe siècle. Il veut apporter une
contribution à l’étude de la construction de l’État en France du Moyen
Âge à l’époque moderne en cherchant, par l’étude sur la longue durée du
personnel d’une cour souveraine, à dresser un portrait des officiers qui
se sont mis à son service et à dégager les raisons qui les ont amenés à
agir ainsi : fidélité à un prince, désir de servir l’État, poursuite
d’une tradition familiale, volonté de tirer profit de la vénalité des
offices, recherche d’honneur ou de dignité.
Réalisé par une équipe
de 17 chercheurs, l’ouvrage présente une prosopographie des officiers de
la chambre des comptes de Bretagne de sa création au Moyen Âge à sa
suppression en 1791 et des trésoriers et receveurs généraux en charge
dans cette province. Chacune des 1243 notices donne des informations sur
les offices détenus par les différents individus, leur état civil,
leurs alliances, leur origine sociale et géographique, leurs
engagements, leur patrimoine, leur culture, leur position par rapport à
la noblesse. Le cœur du propos est constitué par une tentative de
reconstitution de la trajectoire sociale qui les a conduits à intégrer
la chambre des comptes.
Dominique Le Page a été maître de conférences en Histoire moderne à l’université de Nantes (1996-2009) puis professeur à l’université de Dijon (2009-2020). Il est spécialiste d’histoire sociale des institutions et d’histoire de la Bretagne à l’époque moderne.
Ouvrage publié avec le soutien de la SAHNLA